[nextpage title= »Introduction »]
Après avoir démocratisé l’impression 3D rapide et multicouleurs avec les séries A1, Bambu Lab revient avec une machine que les fans de la marque espéraient depuis un moment. La nouvelle Bambu Lab A2L reprend l’ADN de la marque — simplicité, vitesse et automatisation — tout en proposant un volume d’impression nettement supérieur à celui des machines grand public traditionnelles.
Présentée comme une sorte de « H2S Lite », la A2L hérite de plusieurs technologies jusqu’ici réservées à des modèles plus haut de gamme, tout en restant extrêmement abordable, 379 € sans bundle, 489 € avec l’AMS Lite.
Spécification
| Fonctionnalité | Spécification |
|---|---|
| Technologie | FDM |
| Volume d’impression | 330 x 320 x 325 mm |
| Diamètre du filament | 1.75mm |
| Diamètre de l’extrudeur | 0.4 mm |
| Buse | Acier trempé |
| Température max de l’extrudeur | 300°C |
| Température max du plateau | 80°C |
| Vitesse d’impression maximale | 500mm/s |
| Matériaux pris en charge | PLA, PETG et autres filaments non techniques |
| Compatibilité | Bambu Studio, Bambu Suite, Bambu Handy |
| Dimensions (H x L x P) | 544 mm x 529 mm x 505 mm |
| Système | propriétaire |
| Poids | 12.8KG |
| Prix | 379 € seule 489 € avec combo AMS |
[nextpage title= »Montage »]
Unboxing
En photo, on pourrait croire que cette imprimante n’est pas beaucoup plus grosse qu’une A1 ou P1. Mais le colis carton est énorme… La A1 mini fait 5.5kg, la A2L fait 12.8kg. D’ailleurs la A2L prend un peu plus de place que la H2D pour un volume d’impression quasi identique.
Inutile de vous dire que le packaging est parfait, et si compact que je ne saurais pas comment tout faire re-rentrer dedans. Les instructions sont claires, il aurait été bien d’ajouter le numéro des étapes sur les sachets de vis. Il faudra obligatoirement y jeter un coup d’œil et suivre les étapes pour l’assemblage de la bête.
Pour le montage, il faut compter 40 minutes avec l’installation de l’AMS, tous les outils sont fournis. Un montage qui est à la portée de n’importe qui, à condition de bien suivre la notice.
[nextpage title= »Design »]
Une machine pensée pour voir plus grand
La première caractéristique qui saute aux yeux est évidemment son volume d’impression de 330 × 320 × 325 mm.
À titre de comparaison, la majorité des imprimantes de la catégorie A1, P1 ou même de nombreuses concurrentes se limite à environ 256 mm sur chaque axe. Avec cette imprimante le gain de volume est supérieur à 100 %, ce qui ouvre de nouvelles possibilités :
- Impression de grandes pièces en moins de découpes ;
- Fabrication d’éléments de cosplay sans découpage ;
- Production de séries plus importantes pour les petites fermes d’impression ;
- Réalisation de projets éducatifs ou créatifs de grande taille.
Un design qui rappelle la philosophie H2S
La A2L est une bed slinger. Sur le papier, ce choix pourrait sembler moins ambitieux qu’un système CoreXY. Pourtant, Bambu Lab a intégré plusieurs technologies destinées à réduire les inconvénients traditionnellement associés à cette architecture lorsque les vitesses augmentent.
L’objectif est clair : conserver les avantages d’une machine simple, légère et abordable tout en atteignant un niveau de qualité proche des plateformes plus sophistiquées.
Côté design, la Bambu Lab A2L est simple et sobre. Les matériaux sont de qualité, le châssis mêle aluminium, acier et plastique.
Jusqu’à 19 couleurs grâce à l’écosystème AMS
La A2L reste compatible avec l’écosystème de gestion automatique des filaments de Bambu Lab. La machine peut accueillir jusqu’à 4 AMS et 1 AMS Lite. Cette configuration permet d’atteindre jusqu’à 19 couleurs ou matériaux différents sur une même impression.
Un nouveau système d’extrusion à moteur servo PMSM
Parmi les innovations majeures de la A2L figure l’utilisation d’un moteur servo PMSM en boucle fermée. L’axe du moteur d’extrusion se voit ajouter un encodeur pour surveiller ses mouvements, ce qui permet au contrôleur de compenser les fluctuations et de détecter des anomalies.
Une compensation des vibrations nouvelle génération
L’autre grande nouveauté concerne la gestion des vibrations. La A2L inaugure chez Bambu Lab une compensation adaptative multi-points. Contrairement aux systèmes classiques qui réalisent une calibration unique, celui-ci adapte dynamiquement ses paramètres comme sur une pièce haute ou lourde.
Concrètement, cela vise à réduire les phénomènes de ghosting et ringing.
Des amortisseurs intégrés pour rivaliser avec le CoreXY
La A2L embarque également deux amortisseurs granulaires intégrés dans sa structure. Le but est d’absorber les vibrations dues aux fréquences de résonance générées pendant les déplacements rapides.
Associés à la compensation adaptative des vibrations, ces amortisseurs constituent l’un des arguments techniques les plus intéressants de la machine. Cependant, un compromis a dû être fait : le bruit. Tout de suite, la A2L aura du mal à être aussi silencieuse que la A1 Mini.
L’objectif affiché par Bambu Lab est ambitieux : obtenir une qualité de surface proche de celle de certaines machines CoreXY, tout en conservant une architecture bed-slinger. Et d’après nos tests, il serait difficile de distinguer si l’impression provient d’une H2D ou de l’A2L.
Plateau à 80°C
La A2L ne peut faire chauffer son plateau qu’à 80°C. Une contrainte qui s’explique par le fait qu’elle n’a pas besoin de monter plus pour le type de matériaux qu’elle imprime. En effet, les 80°C sont atteints et remarquablement homogène (les trous où se trouvent les fixations n’impactent que peu la surface une fois la plaque d’impression posée sur le plateau).
[nextpage title= »Logiciels »]
Logiciels
Comme pour la H2D, Bambu Lab nous propose de jongler entre 3 logiciels suivant l’utilisation :
- Bambu Suite pour le module laser, de découpe ou dessin au stylo ;
- Bambu Studio pour les impressions 3D via un PC et accéder à la caméra pour surveiller les impressions ou les timelapse ;
- Bambu Handy sur votre smartphone, soit pour du clic and print via la bibliothèque de MakerWorld, soit pour surveiller vos impressions.
[nextpage title= »Qualité d’impression »]
Qualité d’impression
Utilisant l’impression 3D au quotidien, plutôt que de vous montrer uniquement des Benchy, je voulais présenter le type de pièces conçues et imprimées pour mes besoins de tous les jours.
Nous avons reçu l’imprimante que 3 jours avant l’annonce de celle-ci, il a donc été impossible de faire une impression XL comme un casque qui aurait mis au moins 1 jour.
PLA
- Une finition très bonne avec une impression en 0.20mm balanced. Il est possible d’aller jusqu’à 0.08mm pour une qualité maximum.
PLA-Translucent
- Le PLA-Translucent permet de diffuser la lumière. Et pour nous de constater que les impressions internes sont parfaites. Même sur les angles extrêmes, les défauts sont moindres.
PLA-GLOW
- Le PLA-GLOW est plus difficile à imprimer, il est recommandé de ne pas utiliser la buse en acier inoxydable livrée avec la machine, mais plutôt une buse en acier durcit. Cependant, l’impression s’est très bien passée, et le résultat est impeccable en 0.16mm haute qualité.
[nextpage title= »Module de découpe »]
Juste une imprimante XL ? Pas seulement.
Pour la H2D, nous avions testé le module de découpe/dessin.
Et bien la A2L reprend le même module. Bambu Lab vous donne un argument de plus pour convaincre madame d’acheter cette imprimante 3D. En effet, plus besoin de cricut et autres machines de DIY et crafting pour faire des stickers, tshirts, cartes, cuir et dessins. Cependant, avec moins de caméra que la H2D, la A2L
Le Cutting Upgrade Kit revient à 69€. L’installation est simple, surtout que Bambu Lab a une vidéo prête et une partie de son wiki prévue pour…
Sur Bambu Lab Suite, on drag-drop nos designs, le logiciel vous demande si vous allez utiliser le laser, la découpe ou le dessin.
Les résultats n’ont rien à envier à la concurrence. Les réglages par défaut ne coupent que le vinyle, même avec du vinyle pour “wrap” une voiture. Les seules restrictions sont évidemment les dimensions.
[nextpage title= »Conclusion »]
Conclusion
Avec la A2L, Bambu Lab semble vouloir rendre l’impression 3D grand format aussi simple que l’est devenue l’impression domestique avec la série A1. Et au passage, ce produit pourrait même vous aider à convaincre vos femmes grâce au module de découpe.
Comme d’habitude les filaments Bambu Lab sont automatiquement paramétrés. Si vous souhaitez utiliser des filaments d’autre marque, pas de problème, certains paramètres sont disponibles et très fiables. Il faudra juste bien indiquer le type de filament pendant son chargement.
Pas besoin d’être ingénieur pour exploiter le plein potentiel : si votre modèle est sur la plateforme MakerWorld, c’est vraiment clic and print. Et grâce à la double buse et aux modules interchangeables (découpe, stylo), la A2L ouvre la porte à bien plus que l’impression 3D classique.
Sur le papier, la A2L apparaît comme une proposition particulièrement séduisante pour les cosplayers, les créateurs d’objets décoratifs, les familles et les petites fermes d’impression. Avec ce prix et les performances de cette imprimante, cette machine devrait rapidement devenir une référence du segment grand format grand public.
Et maintenant les prix :
On a aimé :
- Les impressions parfaites à tous les coups
- Volume d’impression
- Compensation des vibrations
- Jusqu’à 19 couleurs
- Fonctionnalités de découpe et de traçage
On a moins aimé :
- Pas de compatibilité avec les matériaux techniques les plus exigeants
- Niveau sonore
Bambu Lab A2L
Une chose est sûre : la Bambu Lab A2L ne cherche pas simplement à être plus grande. Elle ambitionne d’écraser la concurrence en définissant ce qu’une imprimante 3D grand public peut offrir dans cette gamme de prix. Si vous envisagez d’acheter une imprimante 3D et n’avez pas besoin d’utiliser des filaments “ingénieur”, nous ne pouvons que recommander cette imprimante.




















































