[nextpage title= »Introduction »]
Bambu Lab vient de sortir la H2S, petite sœur de la H2D, donc quand la marque nous a proposé de nous envoyer cette dernière, nous avons sauté sur l’occasion.
Sortie il y a 6 mois, l’imprimante n’avait pas fait l’unanimité, mais Bambu Lab ne cesse d’optimiser et d’améliorer ses imprimantes, donc qu’en est-il aujourd’hui?
La Bambu Lab H2D se veut être une petite usine à elle toute seule, capable évidemment d’impression 3D, mais aussi de gravure/découpe laser, dessin etc. Le tout dans un format XL 325 x 320 x 325 mm.
La force de la marque réside bien évidemment dans sa facilité d’utilisation qui passe par une suite logiciel simplissime sur PC ou smartphone et son catalogue de design gratuit MakerWorld.
Spécification
| Fonctionnalité | Spécification |
|---|---|
| Technologie | FDM |
| Volume d’impression | 325 x 320 x 325 mm |
| Diamètre du filament | 1.75mm |
| Diamètre de l’extrudeur | 0.2 mm, 0.4 mm, 0.6 mm, 0.8 mm |
| Buse | Acier trempé |
| Température max de l’extrudeur | 350°C |
| Température max du plateau | 120°C |
| Vitesse d’impression maximale | 1000mm/s |
| Ecran | écran tactile 5”, 720×1280 pixels |
| Compatibilité | Bambu Studio, Bambu Suite, Bambu Handy, Prusaslicer, Cura |
| Dimensions (H x L x P) | 492 mm x 514 mm x 626 mm |
| Système | propriétaire |
| Poids | 31KG |
| Prix | 1899€ seule 2199 € avec combo AMS 2799 € avec laser et AMS |
[nextpage title= »Montage & Calibration »]
Unboxing
En photo, on pourrait croire que cette imprimante n’est pas beaucoup plus grosse qu’une X1 ou P1. Mais à la livraison, c’est une palette qui arrive… Le bebe fait 31kg seul. Pour comparaison, la A1 mini fait 5.5kg. D’ailleur la A1 mini peut aisément entrer dans la H2D.
Inutile de vous dire que le packaging est parfait, les instructions sont claires. Mais il faudra quand même y jeter un coup d’œil pour ne pas faire d’erreur avant d’allumer la bête. Bambu Lab préconise de garder la boite au cas ou, mais vu la taille, pas sur que ça arrange tout le monde.
Pour le montage il faut compter 30 minutes avec l’installation de l’AMS, tous les outils sont fournis. Un montage qui est à la portée de n’importe qui.
Pour nos tests, Bambu Lab nous a envoyé des kilos de filament : je vous laisse juger.
Démarrage
Une fois la machine branchée, vous devrez choisir la langue, la région et vous pouvez vous connecter au Wi-Fi.
Puis la calibration se lance. Comme pour l’A1 mini, l’imprimante procède à toute sorte de tests, notamment à la compensation des vibrations pour améliorer la qualité d’impression. Il faudra d’ailleurs relancer cette calibration si vous changez l’imprimante de place.
[nextpage title= »Design »]
Design de la H2D
Côté design, la Bambu Lab H2D est simple et sobre. Les matériaux sont de qualité, le châssis mêle aluminium, acier, plastique et panneaux en verre.
La chambre peut chauffer jusqu’à 65 °C, fonction utile pour limiter la déformation lors de l’impression de matériaux techniques comme l’ABS, le PA, etc.
La H2D possède 2 buses, cela permet d’imprimer deux matériaux ou deux couleurs, ou utiliser un matériau support spécifique, ce qui est plus flexible que certaines imprimantes simple buse. Les buses en acier trempé sont conçues pour les hautes températures (350 °C), ce qui permet d’imprimer avec des filaments plus exigeants.
La H2D se veut être hybride. On peut ajouter des modules laser (10W ou 40W) pour la gravure ou la découpe, ou un module de découpe/stylo. Ce type de modularité élargit le champ d’action : ce n’est pas juste une imprimante 3D. Nous nous sommes procuré le module de découpe car peu de tests ont été fait dessus et nous voulions savoir s’ il était à la hauteur.
Cette imprimante possède de nombreux capteurs, caméras et leds. Une panoplie de gadgets pour nous assurer que l’utilisateur n’ai pas de mauvaise surprise. Le but de la marque est de faire de cet outil un vrai produit “clic and print”.
Design AMS 2 Pro et AMS HT
Parlons maintenant de l’AMS 2 Pro, Bambu Lab intègre maintenant une fonction de séchage des filaments directement dans son AMS. Celui-ci est directement contrôlable via l’écran de l’imprimante, il est préconisé d’enrouler le filament pour que les bobines puissent tourner pendant le séchage. Mais si vous ne le faites pas, aucun souci, l’imprimante détecte bien que le filament est encore engagé et ne forcera pas les bobines à tourner. L’imprimante adapte aussi le séchage au type de filament. Si vous utilisez des filaments spéciaux comme l’ABS ou le PAHT-CF (renforcé avec des fibres de carbone) ou même TPU, il serait conseillé d’ajouter l’AMS HT qui ne gère qu’une bobine, mais peut monter à 85 °C. L’AMS 2 Pro comme l’AMS HT ont aussi un système d’aération actif, qui permet de maintenir une température optimale.
Toutes les bobines de filament Bambu Lab ont une puce RFID, ce qui permet à l’imprimante et aux AMS de reconnaître le type et la couleur des filaments de la marque automatiquement. Les bobines sont maintenant aussi rechargeables, ce qui diminue le coût et l’impact écologique des déchets.
A noter qu’avec les précédents AMS, beaucoup se plaignaient de problèmes avec les bobines en cartons, comme celle d’Elegoo par exemple. Avec cette nouvelle version, nous n’avons jamais eu de souci.
[nextpage title= »Logiciels »]
Logiciels
Avec la H2D, Bambu Lab nous propose de jongler entre 3 logiciels suivant l’utilisation :
- Bambu Suite pour le module laser, de découpe ou dessin au stylo
- Bambu Studio pour les impressions 3D via un PC et accéder à la caméra pour surveiller les impressions ou les timelapse.
- Bambu Handy sur votre smartphone, soit pour du clic and print via la bibliothèque de MakerWorld, soit pour surveiller vos impressions.
Les logiciels sont souvent mis à jour, tout comme le firmware des imprimantes. Améliorant les paramètres des filaments par exemple.
Avec la H2D, Bambu Lab pense aussi aux utilisateurs avancés ou professionnels. Ainsi un mode LAN est développer pour gérer une ferme d’imprimantes sans passer par le cloud qui a récemment fait beaucoup de bruit.
Enfin, si vous ne souhaitez pas connecter votre imprimante au réseau, vous pourrez utiliser une clef USB pour charger vos designs directement sur l’imprimante.
Petit défaut anecdotique que nous relevons, si vous souhaitez faire des timelapse de vos créations, il vous faudra une clef USB. Car bien que tout passe par le cloud, Bambu Lab n’a pas encore sauté le pas pour sauvegarder directement les images et vidéos sur nos PC via Bambu Studio.
[nextpage title= »Qualité d’impression »]
Qualité d’impression
Utilisant l’impression 3D au quotidien, plutôt que de vous montrer uniquement des Benchy, je voulais présenter le type de pièces conçues et imprimés pour mes besoins de tous les jours.
Avec une telle imprimante, inutile de tester des filaments en PLA, trop facile… Nous avons donc demandé des filaments plus difficiles :
PLA-CF
- Le PLA-CF est un PLA renforcé avec des fibres de carbone. Une finition très bonne, et les pièces s’emboîtent parfaitement.
PLA-GLOW
- Le PLA-GLOW est un PETG luminescent: la ligne sur le haut des têtes vient d’une pause d’impression de plus de 5 heures car l’une des figurines s’était décollée. Autrement, le réduit est très bon et les Kodamas ont peuplé la maison.
PETG-CF
- Le PETG-CF est un PETG renforcer avec des fibres de carbone. Ici, rien a redire.
PAHT-CF
- PAHT-CF, un PA12 avec fibre de carbone qui a d’excellentes propriétés mécaniques et thermiques. Parfait pour fabriquer des pièces résistantes et difficile de dire que les pièces sont faites par une imprimante avec les irrégularités des fibres.
ASA
- ASA, dur à imprimer sans un bon contrôle de la température de la chambre, avec des caractéristiques proches de l’ABS. Ici, j’utilise un filament d’Elegoo avec les paramètres génériques, l’impression est juste parfaite.
ABS
- ABS, un des plastiques les plus connus et utilisé en injection. Bien plus résistant que le PLA ou le PETG. Mais beaucoup plus difficile à imprimer. Sûrement le plus impressionnant, la qualité est remarquable, la définition de l’impression en ABS est même meilleure que celle en PLA-CF.
TPU
- TPU, ce filament est flexible et sûrement le plus difficile à imprimer. Et pour rendre le test encore plus difficile, on a fait ça sur une pièce tout en hauteur. Pas évident, mais la pièce est utilisable.
BONUS
Pour aller plus en profondeur sur le processus, je commence avec un design et toujours par une impression en PLA (moins coûteuse). Une fois que les dimensions de la pièce me conviennent, je peux imprimer avec un filament nettement plus cher pour avoir ma pièce finale.
[nextpage title= »Module de découpe »]
Module de découpe
Plutôt que de cumuler les machines comme une Cricut, pourquoi ne pas juste avoir le module de découpe de la Bambu Lab H2D. Pour moi, c’est l’occasion de faire mes propres stickers, mais vous pourrez aussi utiliser le module pour faire des designs de tshirts ou des dessins.
Le Cutting Upgrade Kit revient à 69€. L’installation est simple, surtout que Bambu Lab a une vidéo prête et une partie de son wiki prévue pour…
Sur Bambu Lab Suite, on drag-drop nos designs, le logiciel vous demande si vous allez utiliser le laser, la découpe ou le dessin.
Les résultats n’ont rien à envier à la concurrence. Les réglages par défaut ne coupent que le vinyle, même avec du vinyle pour « wrap » une voiture. Les seules restrictions sont évidemment les dimensions.
Plus qu’à appliquer la feuille de transfert.
[nextpage title= »Conclusion »]
Conclusion
Bambu Lab propose aujourd’hui avec la H2D l’une des expériences utilisateur les plus complète du marché. Malgré sa complexité technique sur le papier (double buse, modules hybrides), l’approche reste plug and play :
Plus besoin de passer des heures à paramétrer un nouveau filament. Avec les profils intégrés pour les filaments Bambu Lab, tout est automatique. Si vous souhaitez utiliser des filaments d’autre marque, pas de problème, certains paramètres sont disponibles et très fiables. Il faudra juste bien indiquer le type de filament pendant son chargement.
Pas besoin d’être ingénieur pour exploiter le plein potentiel : si votre modèle est sur la plateforme MakerWorld, c’est vraiment clic and print. Et grâce à la double buse et aux modules interchangeables (laser, découpe, stylo), la H2D ouvre la porte à bien plus que l’impression 3D classique.
La ou la H2D brille, c’est sur la création de grandes pièces, et avec des matériaux techniques (ABS, PA, composites).
Si le prix ne vous fait pas peur, la Bambu Lab H2D revient a 1899€ seul, 2199€ avec son AMS et 2799€ avec le module laser
Trop cher ? Pas de problème, Bambu Lab vient de sortir la H2S a 1149€, qui n’embarque qu’une buse, mais qui aura bientôt un addon avec changement de buse.
On a aimé :
- Les impressions parfaites à tous les coups
- La qualité du produit
- La simplicité sur tous les tableaux
- La suite logiciel complète
- Pièces de rechange disponible
- Polyvalence avec les modules de laser/decoupe
On a moins aimé :
- Le prix
Bambu Lab H2D
Bien sûr, ce bijou est loin du tarif d’une A1 mini: on parle ici d’une machine premium, pensée pour les créateurs exigeants et les professionnels. Mais au vu de la simplicité, la H2D s’impose comme un outil polyvalent et professionnel, tout en restant accessible à l’utilisateur passionné qui veut aller plus loin. C’est clairement le meilleur produit du marché actuellement.




