[nextpage title= »Introduction »]
Depuis quelques semaines BambuLab commence à sentir la pression de la concurrence. En effet, après Anycubic et la Kobra S1, Prusa et sa CORE One, c’est au tour d’Elegoo d’introduire la Centauri Carbon. En ligne de mire, la BambuLab X1C, rien que ça.
Elegoo veut taper fort, avec sa première imprimante Core XY avec un châssis en métal. Ce qui fera encore plus mal à la concurrence ? Son prix ! À moins de 500 $, la Centauri Carbon est moitié moins chère que l’imprimante de BambuLab. Maintenant il nous reste à voir si la performance est aussi au rendez-vous.
Avec les dernières décisions de BambuLab d’imposer la connexion internet pour utiliser leur imprimantes 3D, il semblerait que beaucoup d’utilisateurs soient très contrariés. Le timing n’aurait pas pu être pire pour cette crise car la compétition est enfin au portillon.
Il y a 6 mois, Elegoo nous contacte pour nous proposer le test de leur nouvelle imprimante Core XY, il aura fallu 5 mois avant de la recevoir. Mais la raison est simple, la marque ne voulait pas sortir un produit à moitié fini, il fallait être à la hauteur.
Spécification
| Fonctionnalité | Spécification |
| Technologie | FDM |
| Volume d’impression | 256 mm x 256 mm x 256 mm |
| Diamètre du filament | 1.75mm |
| Diamètre de l’extrudeur | 0.4mm |
| Buse | acier trempé |
| Température max de l’extrudeur | 320°C |
| Température max du plateau | 110°C |
| Vitesse d’impression maximale | 500mm/s |
| Ecran | écran tactile 4.3” |
| Compatibilité | ELegoo Slicer |
| Dimensions (H x L x P) | 398 mm x 404 mm x 490 mm |
| Poids | 17.5KG |
| Prix | moins de 500 $ |
[nextpage title= »Montage & Calibration »]
Unboxing
Comme par habitude chez Elegoo, le packaging est bien pensé, tout est fait pour protéger l’imprimante pendant le transport. Donc à l’intérieur, pas d’espace vide, la mousse en polyuréthane est partout, aucun risque de casse, même si votre livreur joue au foot avec le colis…
On a le droit à quelques outils, de quoi déboucher la buse et quelques vis. Avant de démarrer la machine, il faudra enlever 3 vis bien signalées.
La plaque de construction à 2 faces. La face A est la texture PEI que nous retrouvons partout et qui est le 4×4 des surfaces. La face B a un grain plus fin et est destiné aux impressions PLA uniquement.
À noter que notre imprimante est une pré-production, mais le capot supérieur ne pouvait pas se fermer proprement.
Démarrage
Une fois la machine branchée, vous devrez choisir la langue et vous pouvez vous connecter à votre Wi-Fi pour faciliter les lancements d’impressions via le logiciel plus tard, mais vous avez aussi le port USB en façade comme alternative.
Du déballage à la première impression, il aura fallu moins de 15 minutes.
[nextpage title= »Design »]
Design
Pour le design, rien de surprenant si ce n’est que la bobine de filament est sur le côté, plutôt que derrière chez BambuLab et Anycubic. Ce qui facilite grandement la surveillance et le changement des bobines.
Petit bémol sur le changement de filament. Le processus est simple, mais difficile de savoir si le filament est bien engagé avec le firmware actuel, car la buse reste dans le fond de la machine. Impossible de voir si le filament sort bien. En espérant qu’une mise à jour vienne changer ce fonctionnement.
Une caméra et led dans le châssis permettront de surveiller ou de faire des timelapse à partager.
[nextpage title= »Qualité d’impression »]
Qualité d’impression
Préchargé sur l’imprimante, on retrouve le petit Bouddha! C’est évidemment une impression calibrée par Elegoo mais rien de plus satisfaisant que la première impression après une installation faite en 10 minutes et sans notice.
Filament PLA
Ensuite on passe aux choses sérieuses. Tout d’abord, des impressions PLA. La qualité est impressionnante pour le prix, certes un peu moins bien que la BambuLab X1C. Mais niveau vitesse, la Centauri Carbon est clairement plus rapide… 52min contre 1h33min avec les mêmes paramètres.
Filament PETG
Typiquement facile à imprimer, surtout avec une imprimante fermée, la Centauri Carbon ne bronche pas et sort des pièces parfaites à répétition avec le PETG.
Filament ASA
Pour le test ultime avec la buse d’origine, l’ASA est très proche des plastiques ABS, mais avec une meilleure résistance aux UV. C’est aussi un matériau plus difficile à imprimer. On a donc essayé d’imprimer avec la bobine de filament à l’air.
Malheureusement en milieu d’impression, il y a eu une coupure de courant de quelques secondes, la baisse de température dans la chambre fait travailler les plastiques et bien que l’impression ai bien démarré, la partie déjà imprimée était déjà trop tordue.
Pour assurer une bonne impression, j’ai donc utilisé le FilaDryer de Sunlu. Ce qui permet de préchauffer le filament et d’enlever l’humidité de celle-ci. Il aura juste fallu changer l’orientation du détecteur de filament. Les résultats sont nettement meilleurs.
Autres remarques :
- Je n’ai pas eu besoin une seule fois d’utiliser de colle sur la plaque PEI. Ça veut aussi dire que je n’ai jamais eu de problème de première couche qui n’adhère pas.
- La chambre chauffe très rapidement avec ses 1000W, que les impressions démarrent super rapidement.
[nextpage title= »Conclusion »]
Conclusion
L’industrie passe au plug and play. Sans pour autant révolutionner quoi que ce soit, Elegoo prend une recette qui marche et l’améliore: structure en métal, plateau 1000W pour chauffage rapide, porte filament sur le côté, logiciel simplifié, paramètre des filaments par défaut.
La Centauri Carbon sera disponible le 17 février pour moins de 500 $.
On a aimé :
- Rapidité d’impression
- Plug & Play
- Le prix
- Le logiciel complet
- Pas de connexion internet nécessaire
On a moins aimé :
- Le bruit
- Pas d’option multi couleur/filaments pour le moment
- Petit problème de fabrication de la vitre supérieure.
Nul doute que l’industrie de l’impression 3D commence à se démocratiser et que vous n’avez plus besoin d’être un ingénieur pour en utiliser une. Merci à Elegoo de nous avoir fourni l’imprimante pour notre test.
